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    _ Eh ! Mais il n'y a qu'un seul lit, le canapé ne peut loger personne, donc je suppose que vous dormez ensemble non ?
    Elle se tourna alors vers moi, un grand sourire étiré sur ses lèvres.
    _ Non non, je ne répondrais à aucune question risquant de mettre à mal ma réputation, je suis désolé Mallory.
    _ C'est pas grave, Heaven me répondra.
    Elle se tourna alors à nouveau vers la concernée.

     

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    _ Oui, on dort ensemble, je vois pas où est le problème si ça peut répondre à ta question.
    _ Ma question c'est : comment un homme,comme lui, mature et sûrement au bord de l'explosion, peut-il résister à cueillir une aussi jolie fleur que toi ?
    Heaven vira rouge pivoine, et j'explosais de rire sans aucune gêne.

     

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    _ Parce qu'on est meilleurs amis, et que, accessoirement, il est interdit de tout effort physique qui pourrait aggraver son état de santé déjà pas mal bancal.
    _ Mais non, c'est parce qu'il est gay ! Seuls les gays peuvent dormir avec une fille aussi jolie soit-elle sans avoir d'arrière pensée, tu es percé à jour Aaron, tu es gay, et tu ne t'assumes pas, c'est ça le problème.

     

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    _ J'ai dormi dans la même pièce que Drew bien de fois sans avoir d'arrières pensées, je te rassure, dis-je à Mallory.
    _ Drew ? C'est qui ? Ton premier amour ?
    _ Mon meilleur ami, boulette. Je dois te le dire en combien de langues pour que tu le comprennes.
    _ Mais je suis sûre que tu es gay. Ton ex, c'est ce fameux Florian, voilà la preuve.
    _ Non, répétai-je et je commençai à me sentir ridicule. C'est Meredith mon ex, va pas te faire de films plus que ça.

     

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    _ Et tu as des preuves de ce que tu avances au moins ? Continua-t-elle avec un air malicieux au coin des yeux.
    Je regardai Heaven, un peu honteux alors qu'elle me considérait interrogative, puis j'attrapai mon téléphone portable pour lui montrer une photo de nous deux que j'avais conservé, me trouvant incapable de la supprimer, comme si j'avais peur que les bons souvenirs passés avec elle allaient s'effacer en même temps que la photo.

     

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    _ Tu en as gardé ? S'étonna ma meilleure amie. Tu m'avais pourtant dit que tu les avaient toutes détruites.
    _ Les formats papiers, oui, j'en ai gardé aucune.
    Je haussai les épaules. Et Mallory coupa le silence en s'exclamant après avoir scrupuleusement examiné la photo que je lui avais montré.

     

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    _ Mais elle est sacrément mignonne ! Comment elle a fait pour craquer pour un type aussi nul que toi ? Elle avait oublié ses lunettes ?
    _ Merci Mallory, soupirai-je en récupérant mon cellulaire. C'est très touchant ce que tu viens de dire.
    _ Sinon, vous étiez très mignon tous les deux, et je confirme tes dires Heaven, c'était déjà un peu plus musclor avant. C'est trop te demander de savoir pourquoi vous n'êtes plus ensemble ?

     

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    _ Bah il l'a plaquée pour moi, annonça fièrement Heaven. Pour quelle autre raison voudrais-tu que ce soit d'autre. Parce qu'il m'offre un tour du monde merveilleux, quoiqu'un peu apocalyptique, pour mon anniversaire, et que les ménages à trois, ça ne l'aurait pas fait.
    _ Ah, ok, sourit Miss Embrouilles. Et je suppose que tu aurais espéré qu'elle t'attende sagement à la maison avec des pains au chocolat.

     

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    _ Pas vraiment. Je l'ai quittée hein, elle fait ce qu'elle veut. Mais ça ne me fera pas assister à son mariage. Enfin bref, vous ne voulez pas continuer les cartons ? Ce serait franchement sympa, vu que je ne peux en porter aucun, pas le moindre, car ma vie est triste et morne et que mon cœur est un gros fainéant.

     

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    Mallory tordit des lèvres, agacée.
    _ Ouais, et toi tu fais le petit chef.
    _ Tout à fait ! Je vous dirige à la cravache !
    Heaven s'approcha de moi pour murmurer à mon oreille.
    _ On dit « mener à la baguette » Aaron, mais c'est pas grave.

     

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    David et Mallory explosèrent de rire avant de retourner aux cartons jusqu'à la fin de la journée, parce que visiblement, ils n'étaient pas du tout pressés de nous laisser partir prendre notre avion en direction de la Pologne, même s'il fallait bien s'y résigner malgré tout.