• Personnages - This Is War

     
     

    Le mot qui définirait le mieux Aaron Hart est « petit con ». Dix neuf ans au compteur, et il a vécu plus de choses que ne pourrait prétendre un homme d’une quarantaine d’années. Maladie génétique, opérations, monde de la rue, prostitution … la vie d’Aaron est tout sauf un conte de fées, et il en a bien conscience, en restant un pessimiste aguerri. Pour lui, sa vie est la plus détestable que l’on puisse avoir, et qu’il ne mérite pas d’être heureux ne serait-ce qu’un instant. Il préfère fuir un potentiel bonheur plutôt que de risquer de le voir s’effondrer à nouveau. Il n’en fait qu’à sa tête, quand il a raison, il le fait savoir, au risque de paraître pour un rustre, pour lui ce qui doit être dit sera dit, quitte à blesser la personne concernée. Se qualifiant lui-même d’asocial, il fuit les personnes qui cherchent à lui tendre la main, tout en les enviant en secret d’avoir une vie normale, ce qui cause quelques tensions, notamment avec Elden, ou son meilleur ami, Drew. Côté cœur, Aaron n’est pas plus malin que côté amitié. Enchaîneur de boulettes et amoureux de deux filles en même temps, les disputes avec la gent féminine sont nombreuses, notamment avec sa meilleure amie, Heaven, depuis qu’il se rapproche de plus en plus de Meredith, une punkette attachante dont il tombe éperdument amoureux, sans lui avouer, ou ne se l’avouer à lui-même, ce qui n’est pas au goût de sa meilleure amie, qui aimerait elle aussi un peu d’attention. Mais il se découvre un côté bon samaritain auprès de ses nouveaux amis qu’il se fait au fil de ses années de lycée puis d’université. Il n’hésite plus à aider ou à soutenir ses amis, que ce soit Enzo et Cory, dont il s’accuse être le meurtrier de ce premier, ou Cathe-Line, une jeune franco-germanique Aaron-maniac qu’il apprécie de plus en plus au fil des jours, ou bien encore Athénaïs, une de ses anciennes clientes, devenue mère de famille qui s’attache à ce rouquin sans famille et qui cherche à obtenir le pardon d’Aaron pour ses agissements. On peut donc retenir d’Aaron un personnage rustre, asocial mais maladroit et franc, qui cherche à passer par-dessus ses souvenirs pour avancer et vivre normalement.

     
     

     

     
       Raise est la copie conforme de Aaron bien que tout porte à croire le contraire. Il s’emporte vite, a l’air moins facile à appréhender que son jumeau mais est, paradoxalement, plus entouré qu’Aaron. Si Aaron est un perpétuel fataliste, Raise est optimiste. Il sait qu’il a vécu l’enfer, et que sa vie désormais ne peut être que meilleure, s’il sort enfin la tête de l’eau, ce qui est loin d’être gagné. Impulsif, il évacue sa tristesse avec ses poings, en frappant ceux qu’ils estiment être la cause de son mal être, comme sa propre mère, qui reste la personne qu’il hait le plus au monde. Mais c’est également quelqu’un pour qui la devise « quand on aime, on ne compte pas » s’applique au pied de la lettre. La personne qu’il aime le plus au monde est et restera, même par delà la mort, son frère jumeau, bien qui ne le lui dise jamais, à son plus grand regret. Il est capable du meilleur, comme du pire, et cela arrive le plus souvent malheureusement, pour protéger ses proches, ce qui n’améliore pas sa réputation de brute, d’autant qu’il ne donne aucune explication quand on lui demande la raison de ses agissements. Raise reste un personnage au grand cœur et extrêmement pudique. Il sait que ses sentiments sont autant sa force que sa faiblesse, et c’est la principale raison pour laquelle il préfère ne pas s’étendre sur ce sujet. Finalement, il n’est pas différent du Raise de son enfance, timide et peureux qui se cachait derrière son frère, il a seulement construit une barrière, son frère ne pouvant plus le protéger … cette barrière étant plus difficile à percer que l’amour de son jumeau.  
     

     

     
     

    Fleur bleue, Heaven rêve du prince charmant et d’une vie de famille normale, étant orpheline suite à un tragique accident de voiture causé par un chauffard, qui ôta la vie de ses deux parents, Luke et Amély sur le coup. Elle a vécu en orphelinat de ses six ans à peine jusqu’à seize ans, où elle a du quitter l’établissement pour vivre seule, en tant que personne émancipée et pupille d’Etat. Aujourd’hui âgée de dix huit ans, Heaven est maternelle et naïve avec ses deux meilleurs amis d’enfance, Aaron et Raise, sur lesquels elle a promis de veiller dès son plus jeune âge, mais qu’elle n’arrive pourtant pas à comprendre bien qu’elle ait soulevé plus d’une fois un pan de leur passé tourmenté, pour finalement se faire berner par eux deux par des manipulations peu élaborées. Elle veut comprendre leurs tourments, sans savoir ce qui leur est arrivé, ce qu’elle juge comme impossible. Amoureuse d’Aaron depuis leur plus tendre enfance, elle n’a jamais osé le lui avouer, de peur de briser cette amitié qu’elle juge indispensable à son équilibre, n’ayant plus de famille, elle ne veut pas perdre ceux qui lui restent, cependant, elle finit par lui avouer ses sentiments espérant faire réagir Aaron et l’empêcher de s’entêter dans ses préjugés, action qui finalement commencera par creuser un imperceptible fossé entre eux deux. Mais elle est résolue et bien décidée à ne pas lâcher l’affaire et ne supporte pas qu’une inconnue entre dans la vie d’Aaron, la voyant, non seulement comme une rivale, mais également comme un danger potentiel au bonheur de celui-ci. Mélancolique, bourreau de travail, déterminée et aimante sont les adjectifs qui qualifient le mieux cette jeune femme qui cherche à se voir dans les yeux des autres pour prouver son existence, que ce soit en brillant dans ses études, auprès de ses amis en restant de bonne humeur et souriante, où en devenant la petite amie du nouveau tant convoité du lycée public de la ville.

     
     

     

     
     

    Du haut de ses dix huit ans, Meredith est une jeune femme pétillante de vie qui cache bien ses problèmes, préférant résoudre ceux des autres et faire passer les siens à la trappe. Continuellement de bonne humeur, elle la communique à ses amis, et notamment à son petit ami, Aaron, à qui elle réapprend à vivre au fur et à mesure du temps passé ensemble. De nature patiente et compréhensive, elle ne cherche pas à brusquer Aaron, même si elle estime qu’il mérite deux ou trois gifles bien placées pour le nombre de conneries qu’il est capable de sortir. Fille unique du président de la Anforth Company, son avenir est déjà tout tracé, et elle étudie dans le but de succéder à son père, bien que les études ne soient pas sa tasse de thé. La fortune de son père fait tourner de nombreuses têtes, dont celle de Florian, un ambitieux avare et psychopathe qui souhaite obtenir la direction de cet empire financier, et toutes les techniques sont bonnes pour y parvenir, devenant le cauchemar personnel de Meredith, ainsi que son plus gros problème bien qu’elle n’ose pas l’avouer, ni même à Aaron. Elle reste forte en toute circonstance, et cache ses problèmes derrière ses sourires et ses idées saugrenues. Meredith, c’est un concentré de bonne humeur, une jeune fille capable de foutre des claques quand elle estime qu’on le mérite, une jeune fille sensible également qui ne supporte pas de voir ses amis dans le besoin … le tout condensé dans une punkette survoltée à laquelle on ne peut que s’attacher…à moins d’être jaloux d’elle.

     
     

     

     
      S’il y a bien quelqu’un dont il faut se méfier, c’est bien Cathe-Line. Avec cette franco-germanique de dix huit ans, ça passe, ou ça casse. Surexcitée, psychopathe, naïve, fêtarde … Cathe est un parfait mélange de qualités et de défauts qui pourrait faire d’elle la meilleure amie de tout le monde … si elle n’éprouvait pas un certain attachement excessif pour Aaron, qu’elle colle autant qu’elle le peut au lycée ou dans la vie de tous les jours, sans que celui-ci ne la repousse au plus grand étonnement de tout le monde, ni une certaine affinité avec les ragots et autre potins. En effet, Cathe sait tout faire, sauf garder un secret, elle s’y applique dix minutes avant de craquer et de le déballer à tout le monde. Elle n’est donc pas la confidente idéale, ni une amie discrète que l’on peut promener dans la rue. Sa devise : « on me voit, donc j’existe ! ». Elle utilise toute son énergie pour se faire remarquer, et ça marche. Partout où Cathe passe, cela ce sait. Elle est donc peu discrète … sauf en ce qui concerne sa vie privée qu’elle ne dévoile à personne, trouvant qu’elle ne mérite aucune attention particulière. Peut-être son excentricité et son attachement excessif sont là pour palier un manque d’affection dans sa vie familiale…  
     

     

     
      Fille unique de Aaron et Heaven, Mélie n’a jamais eu la chance de connaître son père, ce dernier étant mort au début de la grossesse d’Heaven. Bien qu’elle ne l’ait jamais connu, Mélie ne ressent pas le manque de son père auprès d’elle, jusqu’à ses quinze ans, date où son beau père, Drew, ne lui offre la dernière photo d’Aaron comme cadeau de Noël. Depuis ce jour, elle cherche à tout savoir de lui, son enfance, son adolescence, les conditions de sa propre naissance, jusqu’à épuiser le sujet « Aaron » autant qu’elle le peut, mais c’est sans compter sur l’avis de sa mère qui souhaite la protéger autant que possible de la réalité de la vie, préférant bâtir autour d’elle un solide environnement tout rose et tout doré. Depuis le jour de sa naissance, Mélie a été gâtée de toutes les façons possibles par sa mère pour qui elle représente bien plus que sa fille, mais également une preuve de l’amour d’Aaron à son égard, bien que Mélie ne soit au courant au rien, se persuadant d’elle-même de l’amour de ses parents. Elle n’a ni frère et sœur de sang, mais considère les enfants des amis de sa mère comme sa propre famille à elle. Ayant grandis ensemble, ils demeurent inséparables, Mélie étant notamment très proche de Sean, fils de Athénaïs qui est une amie de Aaron, et de Rob’, fils d’Elden qui lui est un des amis de lycée de Heaven. Comme toute adolescente qui se respecte, Mélie est amoureuse, et pas de n’importe qui, puisqu’il s’agit du grand frère de Sean, Priam, avec lequel elle a grandi, mais leurs six ans de différence empêche Mélie de faire le premier pas, continuant alors de l’aimer en secret, tout en faisant comme si de rien n’était. Innocente et pleine de vie, Mélie est une adolescente comme les autres, mais qui souffre de plus en plus du manque de son père au fil des jours … père qu’elle cherche à connaître par n’importe quel moyen.  
     

     

     
     

    Emilien est un jeune homme effacé et complexé par ses origines. Fils unique né de père inconnu, sa famille se résume à sa mère qui le surprotège d’une façon démesurée. Il n’est pas très ambitieux, et file sa vie comme elle lui est dictée par sa mère, qui cherche à faire au mieux pour son fils afin qu’il se contente de son présent sans chercher à regarder derrière lui. Désireux de connaître ses origines, il supplie sa mère qui reste persuadée que le silence reste la meilleure alternative aux interrogations de son rejeton. Cet étouffement fait d’Emilien un garçon sans personnalité, qui cherche à se démarquer à travers son assiduité à l’école, jusqu’à ce que, lassé, il décide de mener sa propre enquête seul, pour partir à la recherche de ses origines.