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Dans les secondes qui suivirent, le temps avait tourné à la pluie, nous forçant tous deux à nous précipiter nous mettre à l'abri, comme on a pu. L'appartement de Cory se trouvant relativement loin du petit parc où j'avais passé mon après, c'est trempés tous les deux que nous étions arrivés chez Cory, en riant comme des enfants.

 

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- Je vais choper la crève, dis-je, baissé en tentant de reprendre mon souffle, fatigué par ma course.
- C'est rien la crève, on en guéri, me fit Meredith en s'essorant les cheveux, qui finirent ondulés. Moi, mes cheveux vont jamais survivre, je suis moche quand ils ondulent.
- Mais non, tu es très belle comme ça, rétorquai-je tandis qu'elle nouait ses cheveux.

 

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- Plus qu'à espérer que Cory ne m'ai pas fait faux bond, je dois absolument me changer.
- Car ça se peut qu'on se retrouve sur le palier ?! m'étonnai-je.
Elle hésita un instant, un petit sourire au coin des lèvres.
- On va dire que quand lui et Enzo ont décidé de faire quoi que ce soit, courses, visites ... ou autres, ils en oublient leurs projets.
- Ca promet. Je tiens vraiment pas à choper la crève.
- Et pourquoi ça ? T'aurais une infirmière personnelle, me dit-elle en riant. Et tu t'en remettras !
Facile à dire pour toi, songeai-je aussitôt. C'est pas toi qui a une petite santé, moins je suis malade, mieux je me porte.
- Allez, on grimpe au premier, et on croise les doigts qu'on puisse entrer.

 

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Elle sauta directement sur ses pieds avant de prendre la direction de l'escalier, qu'elle grimpa à vitesse grand V, moi la suivant derrière calmement, détaillant les environs, un simple immeuble blanc de six habitations, il suffisait de compter le nombre de sonnettes à l'interphone, et vu la taille de la bâtisse, ça ne devait pas être bien grand, c'est peut-être ce genre de lieu qu'il va falloir que je me trouve quand je vais chercher un appartement avec Raise, à la fin de l'année scolaire.
Meredith s'arrêta au premier étage, devant la porte surmontée du numéro trois en caractère noir avant de toquer brièvement à la porte, ce qui eu pour conséquence de faire grogner un habitant.
- Putain Méré, utilise l'interphone, comme tout le monde, dit ce même habitant avant de nous ouvrir la porte.

 

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Ce ne fut pas Cory qui nous ouvrit, mais un jeune homme blond comme les blés, des yeux verts perçants et une carrure plutôt fluette, comparée à celle de Cory, même si je ne l'avais vu que deux ou trois fois. Malgré le fait qu'il soit fluet et moins imposant que le brun, il laissait paraitre une certaine maturité que Cory, même s'il était posé et avait une certaine prestance, ne possédait pas, sûrement maturité due à l'âge.
- Bonjour à toi aussi Enzo, fit Méré en le poussant à l'intérieur de l'appartement, avant de me faire signe d'y entrer à mon tour, ce que je fis, bien que gêné, avant de fermer la porte derrière moi.

 

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J'avais raison, ce n'était pas bien grand. Mais la façon dont cette pièce unique qui faisait office de chambre-salle-à-manger-bureau-salon était aménagée la rendant spacieuse et agréablement vivable, à mon plus grand étonnement. Une séparation à droite du lit empêchait la lumière de la baie de la terrasse de gêner les occupants, de larges tapis couvraient le parquet clair, le tout étant baigné de couleur touchant au marron, vert et bleu, une décoration qui m'étonnait plutôt pas mal de Cory, mais finalement, je ne le connaissais pas.

 

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J'avançais un peu plus dans la pièce, et vit, à ma droite, un salon dans un renfoncement, le canapé surmonté de photos diverses et variés, une petite télévision sur un meuble en bois, ainsi qu'un panier à linge, ce qui me prouva finalement que je n'étais pas dans le parfait appartement. A droite du canapé, une grande porte vitrée verte, dont le bois était patiné menait à la cuisine, les comptoirs étant surmontés de divers aliments, plus ou moins périmés, ce qui ne gâchait pas pour autant l'envie de jeter un coup d'œil dans le frigo.

 

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Mon attention fut coupée par Méré qui s'affala de tout son long sur le lit de la pièce, un sourire béat dessiné sur ses lèvres, derrière les rires d'Enzo qui s'assit au près d'elle.
- Ça va, tu prends tes aises ? lui demanda-t-il.
- Oui oui ! Tu sais que j'adore venir ici, voir le fruit de mon dur travail encore en vie, malgré que deux monstres vivent là dedans.
- Va crever, dit-il sur le ton de la boutade en s'intéressant ensuite à moi. Assieds toi, prends un tabouret, c'est pas encore une œuvre d'art.
- Ah ... merci.
Docile, ce qui n'est pas dans mon habitude notons le, je tirais un tabouret avant de m'y asseoir, préférant me taire.

 

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- Tu dois être Aaron non ? me questionna-t-il une fois que je fus installé.
- Ouais, c'est ça.
- Moi c'est Enzo Grey, j'ai vingt piges, je sais, je ne les fais pas, dit-il en regardant Méré en riant, il parait que j'en fais seize...
- Tu as seize ans mon chéri, rétorqua Meredith sans se lever du lit. T'es trop mignon pour être le plus âgé, en plus regarde, ça le fait, le mignon petit lycéen protégé par le grand et fort étudiant barbu à lunettes et piercings.
- Sauf que c'est Co' le lycéen, et moi l'étudiant ... Maman, singea-t-il.
- Je prouverais que j'ai raison, tu verras.

 

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La porte de la salle de bain grinça, faisant apparaitre Cory, seulement vêtu d'une serviette de bain bleu ciel enroulée autour de sa taille.
- Tiens, ma chouineuse est là, dit-il en s'approchant de nous.

_ Tu as encore gardé ton bonnet, s'amusa Enzo.

_ Mais, t'es pas au courant ? s'offusqua Méré, c'est sa perruque qui est accrochée au bonnet, plus de bonnet, plus de perruque, plus de perruque, plus de Cory ...

_ Tu vas voir toi et ta perruque, dit-il en riant.

Une fois à mon niveau, il me serra la main vivement, avant d'embrasser Méré sur la joue et de donner un petit baiser au blond. Plus de doutes, ils sont bien ensemble ces deux là.
Le grand brun continua son avancée jusqu'à son placard duquel il tira des vêtements propres, avant de me balancer un teeshirt, un jean et des baskets en pleine figure, pour faire de même avec Méré.

 

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- Je vais m'habiller, et vous allez vous changer après, trempés comme vous êtes, vous allez attraper du mal, et j'ai pas envie d'être inculpé pour non assistance à personne en danger, dit-il en nous souriant.
- Oui chef ! approuva Méré en se relavant tel un clown sortant de sa boite.
Et dans les secondes qui suivirent, Cory disparu de nouveau dans la salle de bain, nous laissant seuls, avec notre tas de vêtements sur les genoux. J'ai plus qu'à croiser les doigts que le col de ce teeshirt ne soit pas trop prononcé, je tiens pas à montrer ma cicatrice à tout le monde. Pas nécessaire.

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