
_ Andy !!
Nate se frayait un chemin parmi les danseurs, essayant de rattraper la fugitive.
La jeune femme essayait de fuir le plus rapidement possible, mais sa robe et ses talons n'étaient pas très aidant et Nate la rattrapa sans difficulté.

_ Lâche moi, gronda-t-elle.
_ Pas avant qu'on se soit expliqué, viens !
Nate tira la jeune femme avec lui avant de s'enfermer dans les toilettes, là, au moins, ils seraient tranquilles.

_ Nan mais t'es pas fou, qu'est-ce que les autres vont penser ? S'emporta Andy. Je n'ai plus rien à voir avec toi, tu n'es rien pour moi, je t'ai oublié, tu vois ?! OUBLIE !
_ Pas moi ! Dit-il en prenant la main de la jeune femme et la poser contre sa joue droite. Tu crois que je fais quoi quand je vois cette balafre tous les matins ? J'aimerais bien te sortir de ma tête, mais j'ai cette maudite piqûre de rappel !
_ Et toi ? Tu sais un peu ce que j'ai vécu …
Nate posa un doigt sur la bouche de la jeune femme avant de se précipiter sur ses lèvres.

Andy voulut tout d'abord le repousser, jouant de ses poings sur son torse, mais rien n'y faisait, Nate restait accroché à elle, bien décidé à ne pas la lâcher. La jeune femme se laissa donc faire, passant ses doigts sur le dos de son amant de la soirée, se faisant plus pressante sur ses lèvres, approfondissant d'elle même leur baiser, leurs langues se réunissant en un ballet sensuel.

Finalement, ce fut la jeune femme qui mit fin au baiser avant de se décoller de Nate, le regard perdu.
_ On aurait jamais du Nate … J'ai Spencer, je m'en veux terriblement.
Elle avança, voulant sortir de la pièce exiguë, mais le jeune homme la retourna par les hanches.
_ Moi, je ne regrette pas. Je sais que ce n'est pas bien, j'aime profondément Marine, mais je n'arrive pas à t'oublier, c'est maladif. Tu me hantes.

_ Pourquoi es-tu parti ? Demanda la jeune femme en faisant la moue.
_ Je n'avais pas le choix, souffla-t-il.
_ On a toujours le choix. Tu as préféré me laisser sombrer, Dieu seul sait ce que je serait devenue si Spencer ne m'avait pas rattrapée alors que je m'enfonçais dans mes conneries, dit-elle en se retournant pour lui faire face.
_ Idem pour Marine. Je suis dégueulasse.

Les deux jeunes gens se regardèrent tous deux dans les blancs des yeux, les mots ne venant pas d'eux même. En se regardant, ils revoyaient les moments passés ensemble, les moments de joie comme de peine. Leur rencontre, ce qui avait finalement tout bouleversé dans leurs vies simples d'adolescents classiques.