
Après quelques jours, Andy était parfaitement rétablie, et recevait des visites dans sa chambre, commençant à se plaindre qu'elle s'ennuyait ici.
Nate venait tous les jours, n'ayant pas trouvé la force de quitter la jeune femme pour rentrer chez lui. Il se doutait qu'il allait finir par perdre son boulot, mais ce n'était pas ça qui l'intéressait pour l'instant.

Il restait assis sur le lit de son amie, s'occupant à lui redonner le sourire, à lui faire oublier ses malheurs. Il sortait de temps à autre, notamment pendant les soins de la jeune femme durant lesquels il en profitait pour appeler Marine, prendre de ses nouvelles, tout ça

_ Je sors dans deux jours normalement, dit-elle en souriant.
_ Enfin une bonne nouvelle, c'est pas que l'hôpital n'est pas accueillant, mais on est mieux chez soi.
_ ...

_ Qu'est-ce qu'il y a Andy ?
_ Toi aussi tu vas rentrer chez toi ?
_ Oui, normalement. La France, ce n'est pas la porte d'à côté. Pourquoi ?
_ Je ... Arf, et puis non, laisse tomber.
_ Dis moi enfin.
_ Non, c'est bon. Je suis égoïste, c'est tout.

_ Tu veux que je reste avec toi, c'est ça ?
_ ...
_ Il n'y pas de honte à me demander ça Andy. Vu où ça en est avec mon boulot, je suis déjà viré de toute manière. Je peux bien rester avec toi quelques semaines.
_ Merci.
_ Je vais juste devoir m'habituer au canapé, c'est pas gagné.

Andy se mit à rire doucement et la porte de la chambre grinça, laissant entrer William, accompagné, à la surprise générale, de Julia, son ventre bien en avant.
_ Eh oui, on est jeudi, c'est mon tour de garde, rit William avant d'esquiver un coup de Julia

_ Je suis étonné de te voir Ju, se leva Nate avant de prendre la blondinette dans ses bras. Ca va ?
Julia donna un coup de tête discret avant de se détacher du jeune homme et s'asseoir à côté d'Andy.

_ T'es superbe, souffla Andy. T'en as encore pour long ?
_ Mai ...
Andy ouvrit des yeux écarquillés face à Julia.

_ Elle réapprend à parler, doucement, expliqua William. C'est pas des phrases, mais c'est déjà ça ... Elle est blonde, elle peut pas tout faire en même temps, son rejeton et la parlote, rajouta-t-il sur le ton de la boutade.
Ce à quoi Julia répondit en lui tirant la langue.

_ Ce sera un petit garçon, dit-il tout fier. Je serais tonton d'un adorable tombeur.
_ Faudra le cacher des filles alors, s'amusa Andy. Des idées de prénoms ?
_ Non, Mikael cherche, et j'ai été sollicité. Je l'appellerais bien Cognac tu sais, mais j'ai eu le droit au refus catégorique.
_ Tu m'étonnes, rit Nate. Et toi Ju, t'as des idées ?
_ Non ...

_ On va chercher de notre côté alors, rit Andy. On va bien finir par te trouver quelque chose.
_ Non, le tonton à l'honneur, dit William, fier comme un pinson.
_ Eh, je suis son oncle aussi ! C'est ma petite soeur à moi aussi, répliqua Nate.
_ Vrai, Ju c'est notre petite soeur à tous les quatre, t'as pas le droit de te la monopoliser Willou.

La porte grinça, et une infirmière entra, afin de vérifier le pansement du poignet d'Andy.
_ Je vais vous demander de sortir.
_ A tout de suite, dit Nate en se levant et en déposant un baiser sur le front de la jeune femme.

Une fois tous les trois dans le couloir, William posa une question qui le démangeait depuis qu'il était entré dans la chambre.
_ Me dis pas que tu vas rester ?
_ Si, quelques semaines, pourquoi ?

_ Tu sais bien qu'elle doit pas s'attacher à toi...
_ Mais vous vous êtes passés le mot ou quoi ? Je suis pas un malfrat non plus, je suis son ex, son meilleur ami ...
_ Tu étais. Sauf que là, elle va s'accrocher à toi comme à une bouée. Pars pendant qu'il est encore temps.

_ Je reste.