
_ Julia n'est pas ma soeur ? S'étonna William.
_ Non. Tu es fils unique. Enfin, plus maintenant à ce qu'il paraît, pas avec le rejeton de Julia.
_ Ne parle pas d'eux, ce n'est pas pour ça que je suis venu. Et pourquoi tu n'as rien dit ? Et la mort de Maman, enfin, d'Emina ?

_ Je ne voulais pas que tu le saches. Je refusais que ça se sache. Parce que Julia est ma fille, que tu le veuilles ou non, d'un point de vue totalement juridique, je suis son père, elle porte mon nom ...
_ Et toi, tu lui fais payer son intrusion dans ta vie en la violant. C'est ça que tu appelles « être ta fille » ?
_ Que ?

_ Parce que tu crois que je n'ai rien compris ? J'ai essayé de trouver une raison pour ce que tu lui as fait subir, tout devient clair maintenant. T'as jamais pu supporter la mort de Cécile, l'intrusion de Julia dans ce qui aurait dû être ton bonheur parfait, toi, ta femme et ton gars. Parce que finalement, seule Cécile comptait, et seuls ses enfants à elle t'étaient chers.

_ William ...
_ Julia ne va pas porter plainte pour viol, lâcha William en se levant. Elle m'a demandé de te le dire aujourd'hui. Elle ne veut pas qu'on lui retire Georg.
_ ...
_ Mais ça ne change en rien ce que tu as fait. Tu as tué Maman, tu as abusé de ma soeur, tu n'es plus mon père. Adieu Harry.

William se dirigea vers la sortie de la pièce, tandis qu'Harry essayait de l'appeler en vain.
Il a tout perdu.
La seule femme qu'il a jamais aimé.
Sa famille parfaite.
Et le seul enfant dont il était fier d'être le père.