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Prologue (3)

 

Paragraphes (v.2)

  

_ Tu n’as rien de mieux à m’annoncer Papa ? s’estomaqua un jeune homme aux cheveux bleus. «Casse-toi William !» Soit, je me casse, mais ne compte plus sur moi s’il t’arrive une bricole.

L’homme âgé d’environ quarante cinq ans jeta un regard dur à son fils, sa fille se tenant droite derrière lui, sage comme une image, une fille à papa.

 

Paragraphes (v.2)

 

_ C’est ça, reste muette Julia, tu sais faire que ça : obéir aveuglement à ton père ! Mais ouvre les yeux merde ! Si Maman est morte, c’est de sa faute à lui ! hurla-t-il en s’approchant de sa sœur.

 

Paragraphes (v.2)

 

La jeune muette - oui, elle l’était, le choc de la disparition de sa mère, son point d’ancrage, lui avait retiré la parole, elle ne vivait plus que comme une ombre, une ombre docile face à ce père dur et froid, sans cœur - resta stoïque face aux gestes de son frère, mais garda ce regard apeuré qu’elle conservait en permanence.

 

Paragraphes (v.2)

 

_ Sors de chez moi, gronda le père du jeune homme.

_ Ouais, je sors, après tout, quel homme d’affaire censé s’afficherait avec son fils, la tare de la famille à cause seulement d’une passion qui diverge !

_ William, je t’ai demandé de sortir !

_ Oh, mais je ne fais que de t’écouter, Harry.

 

Paragraphes (v.2)

 

Et sur ce dernier mot, craché comme du venin, le jeune homme tourna les talons et claqua la porte au nez de son géniteur, car de statut de père, cet homme n’en a plus le droit face à cet adolescent, tout juste jeune homme.

 

Paragraphes (v.2)

 

Harry se retourna, pour faire face à sa fille, qui avait ramené ses bras autour de sa poitrine, comme à chaque fois que ce père violent s’accrochait avec son frère qu’elle aimait tant, comme la gorgée d’oxygène qui nous était vitale.

 

Quatre amis, quatre vies, quatre destins qu’un drame va finalement séparer.

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