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Le trajet jusqu’à l’appartement me sembla relativement long. Tête baissée, je n’avais croisé personne, et c’était tant mieux. Une fois rendu devant la résidence, je poussai la lourde une porte d’entrée après avoir tapé le code, puis déverrouillai la porte de l’appartement, pour m’y engouffrer à l’intérieur, et apprécier l’odeur qui y régnait : celle du flacon de parfum de Méré qu’elle avait fait tomber sur le carrelage de la cuisine la semaine dernière. L’odeur s’était incrustée dans les murs et la moquette, et me donnai l’impression d’être vraiment chez moi.

 

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Une fois la porte verrouillée, je lançai les clés sur le bureau à droite de la porte, puis me dirigeai vers le salon, avant de m’écrouler en pleurs à quelques pas du canapé. Je savais que je les avais perdues toutes les deux. Heaven me rappellerait toujours cet après-midi, même après une éventuelle réconciliation, et Meredith allait bien finir par deviner ce qu’il s’était passé, elle était tout sauf bête.

 

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Me voilà désormais plus seul que jamais. C’était mérité après tout, j’ai jamais rien fait pour empêcher ça. J’enchaîne les boulettes, je fais mon égoïste et désormais Heaven voudra plus me parler, et Meredith va me jeter quand elle va apprendre ce qu’il s’est passé.
Certes, il ne s’est rien passé, mais si Ulyss n’était pas venu sonner, Dieu seul sait ce que je serais actuellement en train de faire avec Heaven.
Mais qu’est-ce qu’il m’a pris ? Je l’aime pas comme ça, c’est ma meilleure amie, ma petite sœur.

 

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C’est ce que je m’étais persuadé tout seul, mais depuis qu’elle m’avait dit qu’elle était amoureuse de moi, ma façon de la regarder avait changé. J’avais essayé de l’éviter, en passant le plus clair de mon temps avec Meredith, pour fuir ce qu’elle ressentait pour moi, parce que je n’ai pas le droit de lui faire le moindre mal, et je sais que je suis tout, sauf celui qu’il lui faut, elle sera bien plus heureuse avec Ulyss …

 

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Finalement, je me levai, passant mon bras sur mes yeux avant d’aller m’allonger sur le canapé et d’allumer la télévision, pour regarder je ne sais quoi, la première série qui me passera sous le nez, et ce sont sur des rediffusions de Malcolm que je tombai, et ne regardai que d’un œil avant de me laisser tomber dans les bras de Morphée, ou tout simplement dans l’inconscience, voulant me vider la tête de tous mes tracas.

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