Header cover
Publicité

- 120 -

- 120 -

 

- Meredith Jane Anforth !
- Rah, pas la peine de hurler, piailla-t-elle en arrivant vers moi. Qu’est-ce que tu as ?
- Téléphone … soupirai-je en lui tendant le combiné.
- Qui est-ce ?
- Deux mètres de haut, une serpillière noire et des neuf millimètres à la place des yeux …
Elle s’empara alors du téléphone qu’elle colla contre son oreille. Trois, deux un …
- CYNTHIA !
Je me bouchai les oreilles et pris la direction de la chambre, l’endroit le plus éloigné du combiné, à moins qu’elle décide de me rejoindre, et si c’est le cas, je vais encore plus loin, je m’enferme dans les toilettes !

 

- 120 -

 

Comme vous pouvez le remarquer, entre la grande perche et moi, ce n’est toujours pas l’amour fou. Au plus grand désespoir de Meredith, qui aimerait bien nous voir nous donner des conseils de cuisine, se brosser les cheveux mutuellement en débattant de la paix dans le monde … STOP ! Et la voilà qui rapplique ! Je me relevais du lit où je m’étais mollement affalé tandis qu’elle s’asseyait à côté de moi, mais sans le combiné. Bon bah c’était rapide, ça va.

 

- 120 -

 

- Elle débarque ! me dit-elle avec un grand sourire…
QUOI ? J’ai mal entendu ! C’est pas vrai ! Dîtes moi que je rêve, par pitié !
- C’est le moment de tenir ton pari mon chéri, rajouta-t-elle en me donnant une œillade.
Elle m’embrassa alors sur la joue et se releva pour aller dans la cuisine. Je la suivis, un peu déstabilisé.

 

- 120 -

 

- Mon pari ? demandai-je alors qu’elle faisait la vaisselle.
- Oui, tu sais … Ton amitié avec Cyn’ contre moi en robe, ça te rappelle rien ?
- Aaaaaaaaaaah si ! Maintenant que j’y pense, il y en a une belle dans la vitrine de chez Christies …
Elle haussa les épaules et retourna à sa vaisselle. Il ne me restait plus qu’à être exemplaire, à partager des recettes de cuisine, à lui brosser les cheveux en parlant de la paix dans le monde. Qu’est-ce qu’il faut pas faire hein ?

 

***

 

- 120 -

 

Pour résumer la situation en un mot : je ferais vraiment n’importe quoi pour voir Meredith porter cette robe de chez Christies, je suis vraiment pas dans mon élément ici. J’ai de la chance que le pari ait été allégé, bien m’entendre avec Cynthia suffit, pour faire simple, il suffit juste que je ne l’appelle pas « grande perche » et que je sois d’accord avec tous ces choix d’activités … même regarder Titanic. Bien que je dois avouer que j’attends patiemment la mort de Jack, en espérant qu’elles ne se mettent pas à chialer comme des madeleines. Oui, elles ressemblent à des furies, mais je vous jure qu’elles sont sensibles, du moins Méré… Elle a quand même pleuré lors de la cryogénisation de Han Solo dans Star Wars V, oui, il faut le faire, trop forte la punkette.

 

- 120 -

 

Pas trop tôt, l’est mort ! Le film est définitivement fini ! Là, on soupire de soulagement. Et on ne laisse rien paraître. Meredith s’était levée pour enlever le DVD du lecteur, et m’avait jeté un regard noir, synonyme de « c’est pas comme ça que tu vas gagner Aaron ! ». En gros, je n’avais plus qu’à jouer les faux-culs hypocrites… Et c’est parti !
- Eh Cynthia ! – oui, plus grande perche, grrrr – Tu t’es inscrite où alors pour la rentrée de septembre, Méré m’a rien dit – oui, prend toi ça dans les dents Méré, niark !
Elle écarquilla d’abord les yeux, sûrement étonnée que j’entame la conversation, mais après tout, quand faut y aller …

 

- 120 -

 

- Euh … Dans la même que vous deux, en psychologie … dit-elle, complètement sous le choc. Tu vas en médecine toi, à ce que m’a dit Meredith …
Ambiance lourde bonjour ! Tu vas voir Meredith, ta robe, tu vas la mettre toute la journée, on va aller en ville, en boite … Parce que je l’aurais bien mérité !
- Et moi en droit, youhou ! piailla Meredith en allant s’asseoir sur mes genoux.
Ah ? C’est nouveau ça ? Depuis quand elle veut qu’on s’exhibe devant ses potes ? Enfin bref, je vais pas me gêner non plus hein, n’est-ce pas ? Voilà pourquoi je pose mes mains sur sa taille, tranquillement, qu’elle vienne pas se plaindre après.

 

- 120 -

 

- C’est toi qui l’a choisit aussi, souligna Cynthia en haussant les épaules.
- J’ai pas eu le choix Cyn … Je vais devoir reprendre l’entreprise de mon père, c’était soit le droit, soit aller en école de compta, et tu sais que moi et les maths …
- C’est le grand amour ! ironisai-je en resserrant ma prise sur sa taille.
- Nia nia nia, singea-t-elle.
- On sait tous que tu aurais préféré la fac de sport … rit Cynthia.
- Mmh … Je t’imagine bien avec ton petit survêtement toute la journée.
Je cachai mon visage dans son cou pour étouffer mes rires, Cynthia détournait la tête pour pouvoir faire de même, et je sentais bien que Meredith commençait à s’énerver, puisqu’elle essayait de se dégager de mes bras, en vain, elle s’y est assise, elle reste.

 

- 120 -

 

- Lâche moi Aaron, me suppliai-t-elle en gesticulant pour s’échapper de mon étreinte.
- A une condition … soufflai-je dans son cou.
- Bon, ok, tu as gagné ton pari !
- Merci !
J’écartais alors mes bras pour la laisser filer. Elle se releva pour s’asseoir à côté de Cynthia, et à mon tour je me levais, et pris la direction de la porte de l’appartement.

 

- 120 -

 

- Qu’est-ce que tu fais ? m’interpella Meredith.
- J’ai gagné notre pari, tu viens de le dire, plus rien ne me retiens ici, je vais chez Raise, à plus tard !
Et je sortis de l’appartement, fier comme pas possible, et partit en direction de chez Raise pour le reste de l’après-midi, hors de question que je reste une minute de plus dans la même pièce que cette grande perche ! Manquera plus qu’à traîner Meredith chez Christies avant la rentrée !

Publicité
Retour à l'accueil
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article