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- Cathe-Line Hammer ? s’étonna Elden alors qu’il venait de décrocher son téléphone. Qu’est-ce qui te dis que j’ai son numéro ?
- Écoute, je sais qu’elle était très proche de papa, et j’aimerais bien qu’elle me parle de lui. Tu dois bien avoir son adresse, son numéro de portable, son mail … Enfin, un truc, je sais pas moi.
- Pourquoi tu demandes pas à ta mère ? Elle a sûrement ça dans ses papiers. C’était une pote à ta mère la Cathe, enfin, surtout à ton père, et à .. Meredith, ouais c’est ça son prénom je crois.
- Meredith Anforth, entendis-je Geist corriger derrière lui.
Je m’aplatis le visage contre le mur, pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ? Je dois avoir des gênes de blonde, c’est pas possible autrement. Bon, il parait que Jose était blonde, mais quand même, de là à ce que ça m’atteigne encore.

 

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- Et ses coordonnées à Cathe-Line ? Tu les as ?
- Non, j’ai rien sur elle, je suis navré, je peux pas t’aider là-dessus Mélie.
- Et Meredith, tu la connaissais un peu, non ?
- Oui, un peu mais de vue, certes un peu plus que Cathe, mais je ne pourrais pas t’aider à la retrouver Mélie, pour la simple raison qu’elle est décédée il y a une bonne douzaine d’années.
- Quoi ?! m’estomaquai-je, tellement fort que Priam s’arrêta dans ses révisions pour se tourner vers moi, le visage inquiet.

 

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- Qu’est-ce qu’il y a Mélie ? me demanda Priam en s’approchant de moi.
- Elle peut pas être morte quand même ! T’es sûr que c’était pas une autre Meredith ?
- Certain. Attends, je te passe Geist, elle t’expliquera mieux que moi, faut que j’aille gérer Fiona.
- Ok … soufflai-je, dépitée qu’une nouvelle piste vers mon oncle se soit effacée aussi vite qu’elle était apparue.
- Mélie ? me héla Geist alors que j’étais dans mes songes.
- Ah oui, je suis là, je t’écoute.

 

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Priam venait de me blottir contre son torse tandis que je parlais avec Geist sur les conditions du décès de Meredith. Entre elle et Elden, elle était celle qui avait été la plus proche d’Aaron, et qui pouvait donc me renseigner. Je sentais les doigts de Priam glisser sur mon cou pour me rassurer, et je me lovais un peu plus contre lui au fil de minutes.
- Elle est décédée un an et demi voir deux ans, je sais plus vraiment, après Aaron. Suicide suite à une longue dépression due à la mort d’Aaron. Elle a passé tout son temps à l’hôpital, elle est entrée quelques semaines après la mort d’Aaron et on l’a jamais revue. Je suis désolée, je suppose que tu voulais la voir pour avoir des informations sur ton père …
- Oui, mentis-je d’une petite voix. Merci quand même Geist , fis-je avant de raccrocher tout en posant mon portable sur le bureau.
Je sortis des bras de Priam avant de m’asseoir sur son lit, et de tendre les bras vers lui pour qu’il m’y rejoigne, ce qu’il fit sans tarder.

 

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- Il ne reste plus qu’à s’infiltrer dans les affaires de ta mère et de trouver un numéro de téléphone.
- Ce sera pas compliqué, si tu m’aides… Il vaut mieux pas qu’elle me voie entrer dans le bureau du rez-de-chaussée, où elle se posera des questions. Si tu arrives à l’occuper pendant que je fouille son carnet d’adresse, ça devrait le faire …
- Toujours à ton service, me souffla-t-il avant de m’embrasser sur la tempe.
Il nous fit alors basculer tous les deux sur le lit, lui au dessus de moi, avant de me regarder dans les yeux.

 

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- Tu y arriveras Mélie, tu le retrouveras ton Raise …
J’esquissai un sourire timide tandis que je montai ma main pour la glisser dans ses cheveux d’ébène, tout en enroulant une mèche de ses cheveux à mes doigts. Il pencha son visage vers moi pour m’embrasser tendrement, se maintenant à l’aide de ses bras au dessus de moi, sans que son corps ne touche le mien. Je glissai alors ma main autour de son cou pour qu’il se rapproche encore plus de moi, et pour approfondir ce baiser dont j’avais absolument besoin.
Je le connaissais assez pour savoir qu’il ne tentera rien ici, parce qu’il sait que je ne suis pas prête, et que la maison de ses parents, autant que celle des miens, n’est pas le meilleur endroit pour une relation que l’on cache depuis plusieurs mois. Il se décolla alors simplement de mes lèvres, lécha le bout de mon nez avec l’extrémité de sa langue pour ensuite m’embrasser sur la joue, et rouler à côté de moi, avant que je ne pose ma tête contre l'oreiller, en face de la sienne, pour m’endormir comme un bébé et espérer une nuit sans mauvais rêves.

 

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