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Ce petit manège dura au bas mot trois quatre jours, durant lesquels je faisais arrêt cardiaque sur arrêt cardiaque, et je n'étais plus que l'ombre de moi même, à croupir dans cet hôpital. Le médecin, Kaiser, m'a bien sévèrement engueulé, m'harcèle tous les jours pour connaître mon cardiologue, et je refuse toujours catégoriquement de le lui dire, il en est absolument hors de question. Je ne dirais rien, et il finira bien par se lasser et me laisser partir, même si je sais que Heaven s'inquiète beaucoup pour moi. Kaiser m'a annoncé que je devais rester sur place tant que le problème de mes crises cardiaques ne seraient pas résolu, et pour l'instant, je suis sous traitement pour m'empêcher de dérailler, et tout ça, sans sortir de l'hôpital, manquerait plus que je crève sur le pavé.

 

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Heaven a du se trouver un job, et un studio dans un coin pas très bien famé de la capitale, et elle refuse de me dire où il se trouve. Je sais seulement qu'elle travaille dans un fast-food, qu'elle cumule le plus d'heures possible pour se payer le loyer et de quoi manger, et que ses voisins lui ont prêté de quoi se meubler en attendant qu'elle le fasse elle même. Cette histoire tourne vraiment au vinaigre, et je commence à m'en vouloir d'y avoir apporté Heaven. Après tout, elle n'avait pas besoin d'endurer tout ça, et je sais que les médecins trouveront une solution, comme elle je suis plein d'espoir. Mais la savoir dans les rues tard le soir ne me rassure pas du tout. Autant qu'ils me laisse crever tout de suite après tout … le problème serait résolu et on en parlerait plus.

 

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J'attrapai les feuilles de papier que j'avais apporté avec moi et installé sur une des tables dehors, à contempler le ciel bleu, je me trouvais d'humeur inspirée, et réalisai que cela faisait bien longtemps que je n'avais pas donné de mes nouvelles à ma punkette. Ca m'occupera bien pour le reste de ma journée …

 

♫ Je t'écris - Gregory Lemarchal

 

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Je t'écris des trottoirs de nos villes habillées en Noël,
De quelques nuits d'hiver aux saveurs douces amères.
Je t'écris de ces soirs de lumières,
Des yeux émerveillés de cette petite fille au pied d'un grand sapin, sur la 5e avenue.
Je t'écris d'un départ, d'une valise oubliée.
Je t'écris d'un lac blanc où ce couple patine.
Je t'écris d'un désert,
Où l'épave d'un bateau se souvient de la mer,

 

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Je t'écris d'une terre, où des maisons s'écroulent,
Je t'écris de Venise
Où les amants s'éveillent au son de vieux clochers
Il y neigera peut-être encore cette année
Je t'écris de la mer au large de Gibraltar, le regard vers Tangée.
Je t'écris de l'Afrique où l'on meurt par milliers.

 

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Des quatre coins de la Terre,
Je t'écris des tranchées de guerres abandonnées.
Je t'écris d'un baiser, de ce banc de Paris,
Où deux amants s'enlacent, dans leur éternité,
Et que rien ni personne ne pourrait déranger.
Je t'écris d'un café, de l'aile d'un avion,
Où nos mémoires s'enlacent dans ton éternité
Et que rien n'y personne ne pourrait m'enlever.

 

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Je t'écris de ces ciels de quart monde,
Où les corps si légers,
D'enfants trop peu nourris s'élèvent sans faire de bruit.
Je t'écris de la rue, où l'on danse et l'on chante.
Je t'écris du plumier d'un vieillard solitaire à la chambre oubliée
Je t'écris de la part de ces dieux impuissants aux noms desquels on tue.

 

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Je t'écris de la main de ces hommes de paix qui n'ont pas renoncé.
Je t'écris de la Seine, la Tour Eiffel y brille dans des reflets passés.
Je t'écris du souvenir d'un baiser par milliers.
Des quatre coins de la Terre,
Je ferais le tour du Monde d'un jour très ordinaire
Je t'écris de ce rêve de t'avoir tant aimé.
Je t'écris ébloui, par tant d'humanité …

 

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