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Non, mais sérieusement, qu'est-ce que je fiche ici ? J'ai envie de mourir ou quoi ? Il y a des jours, je devrais sincèrement penser à m'acheter un nouveau cerveau, histoire d'éviter les emmerdes, ce serait plus prudent.
Nan, parce que poireauter devant Van Heim, cinq minutes avant la fin des cours, en uniforme de JFK, c'est suicidaire. Si j'en ressors en vie, je vous jure, je fais un truc mémorable, mais quoi encore j'en sais rien.

 

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Manque de pot pour moi, je n'ai pas de montre, donc je suis obligé de poireauter comme ça, MP3 - mon meilleur pote - sur les oreilles, en prenant mon mal en patience.
Pourquoi suis-je là au fait ? Nan, mais tuez moi, je suis ridicule.
J'espère quoi en allant m'excuser ? Qu'elle me saute dans les bras en faisant comme si rien ne s'était passé ? Bordel Aaron, sors du monde des bizounours. Ça m'apprendra à écouter les moisis tiens ! Je connais une tarée qui va entendre parler du pays, vous allez voir.
Et voilà la sonnerie de fin des cours qui retentit.
Dans un sursaut, je me redressai, et rangeai mon baladeur dans mes poches.
Prêt pour passer à l'échafaud ?

 

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Je crois que je suis maudit, parce que le premier élève qui sort de ce lycée, c'est la grande perche. Adieu monde cruel ! Vous allez me manquer !
- Tiens, le rouquin ! dit-elle en riant.
Je me tais, et reste fixé sur mon objectif, voir Meredith. La grande perche n'est qu'un obstacle comme un autre.
- Tu veux quelque chose ? continua-t-elle sur le même ton.
- Oui, mais surtout pas toi, ne pus-je m'empêcher de balancer.
- Eh mollo, je t'agresse pas.
- Ouais, c'est ça.

 

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- T'es con, c'est pas parce qu'on a eu deux trois malentendus qu'on doit se taper dessus dès qu'on se voit.
- Que je sache, c'est toi qui me cherche des noises. Tu resterais sage, il n'y aurait pas de problème.
- T'es drôle, t'as une tête qui me revient pas, avec ton air hautain là, on a qu'une envie, te foutre deux claques.
- Mais je t'en prie, frappe moi !

 

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- Vous arrêtez tous les deux ? dit la voix tant espérée en riant. On va finir par croire que vous êtes amoureux l'un de l'autre à vous taper dessus.
- Lui et moi ? s'estomaqua la brune. Nan, mais tu rêves ! Moi, et le rouquin ? T'as bu quoi ce midi ? De la vodka ?
- Allez, avoue au moins que si tu ne fais que de l'embêter, c'est que tu l'aimes bien, continua Meredith en souriant.
- Je me casse, j'ai entendu assez de conneries pour aujourd'hui, dit elle en tournant les talons.

 

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- Salut Aaron, me fit Meredith en s'approchant de moi.
- 'lut.
- Tu as décidé de devenir comme ton frère à ne pas parler ?
Je me tais, je préfère ne rien dire au risque de m'enfoncer encore plus, avec ce qu'elle a balancé au sujet de moi et de la grande perche. Nan, mais la grande perche quoi, burk ! Je suis d'accord qu'il faut haïr avant d'aimer, mais là, c'est techniquement impossible.
- Tu voulais quelque chose ? reprit-elle.

 

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Je me raclai la gorge, avant de détourner les yeux pour prendre la parole, je pouvais pas la regarder dans les yeux, c'est affreusement gênant quand même, j'ai ma fierté moi, je suis pas censé m'abaisser à m'excuser.
- Pour hier, j'aurais pas du t'envoyer bouler comme ça. Désolé.

 

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Quand je décidai de la regarder, je vis ses deux yeux bleu sombre s'ouvrir de stupéfaction. J'avais dit quoi encore ?
- Tu t'excuses ? C'est moi qui me suis imposée, hier, et samedi soir ... T'as pas à t'en vouloir, vraiment, c'est rien.
- Ah nan, casse pas tout ! Je prends un max sur moi là pour venir m'excuser, alors s'il te plait, dis rien, ok.
- D'acc...

 

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- Tu fous quoi là le rouquin ? balança la voix de Florian.
Merde ! Les paris sont ouverts ... Je fais quoi si je survis à lui ?!

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