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Bien secoué par toute cette histoire, je poussai la porte de l'appartement de mes parents avec peu de motivation, sachant que ma mère serait là, à nous refaire les yeux doux, avec la même lubie dans le crâne : se faire pardonner à nos yeux. Chose qui nous arrivera jamais, vous pouvez me croire, et pas la peine de me sortir "ne jamais dire jamais", de toute, cette phrase est un paradoxe à elle même, alors hein.

 

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- J'ai fait une connerie, entendis-je quelqu'un murmurer, la voix de Raise à ce qu'il me semblait.
J'avançais donc doucement dans l'appartement, mesurant chacun de mes pas, m'attendant à croiser mon frère dans un recoin de l'appartement, sur le point de me sauter dessus, même si c'est pas dans ses habitudes, mais j'ai pas aimé le son de sa voix, je préfère croire qu'il me raconte des conneries.

 

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- Raise ? hélai-je en passant l'arche qui menait au salon.
- Me juge pas, je t'en prie, l'entendis-je, sans l'apercevoir pour autant.
- Bordel Raise, t'es où ? Sors de ton trou !
- Là, entendis-je.
- Mais encore, c'est vaste là.
- Dans le couloir.
Je levai les yeux au ciel, avant de continuer ma marche, me demandant bien ce qu'il s'était passé.

 

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- N'approche pas ! lâcha-t-il alors que j'entrai dans le dit couloir.
- Mais merde à la fin, tu m'expliques ce qu'il se passe ?
- Je ... entendis-je.
Du regard, je cherchai mon frère, pour découvrir qu'il était accroupi au sol, derrière un "canapé", le regard hagard et perdu, qui bougeait à la recherche du moindre mouvement dans son périmètre.

 

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- Raise ?
- Je l'ai tuée ... dit-il, sa voix vibrant au son de son affolement grandissant.
- "Tuée" ? m'enquis-je. Mais tuer qui ?
- Maman ...

 

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J'ouvris grands les yeux avant de déglutir bruyamment, sous l'effet du choc. Jusque là, j'avançais encore vers mon frère, doucement, par crainte de voir ce que j'espérais ne jamais voir, le corps de ma mère étendu au sol, sous les coups portés par mon frère, le connaissant violent, voir pire que ça.
Après avoir fermé les yeux pour me calmer, je respirai calmement pour découvrir le corps de Jose, étendu au sol, les visage rougi par les nombreuses marques de coups portés par mon frère, ainsi qu'une marre de sang, juste en dessous de sa tête.

 

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Instinctivement, je me précipitai vers elle pour porter mes mains à son cou, me rassurant en trouvant un pouls, même très faible, quelque chose qui me rassure sur son état de santé, qui me prouve qu'elle vit, que ce n'est que par peur que Raise ait sauté à cette conclusion. Non pas que voir Jose morte me déplaise, c'est bien ce que je souhaite d'une certaine manière, qu'elle sorte de ma vie, mais pas comme ça.
Parce que les flics allaient débarquer, et embarquer mon frère jumeau pour l'incarcérer direct, et le condamné à mort pour le meurtre prémédité de ma mère, et ça, je ne veux pas.

 

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Au contact de mes doigts sur son cou, Jose remua doucement, et je soupirai de soulagement de la savoir encore en vie. Elle ouvrit faiblement les yeux. Ses pupilles noires ne brillaient plus, elles semblaient mortes, éteintes, preuve qu'elle revenait de loin.
- Je vais te porter sur ton lit, ça va aller ? demandai-je sans compassion dans ma voix, elle avait sûrement mérité ces coups.
- Aaron ...
- Tais-toi, rétorquai-je sèchement. Ça va pas guérir plus vite si tu t'agites.
Elle acquiesça faiblement tandis que je la prenais dans mes bras - un poids plume - avant de me tourner vers Raise, toujours recroquevillé.

 

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- Appelle Heaven, lui dis-je. Et tu ne dis rien, juste qu'elle doit passer à la maison. Demande lui d'amener une trousse de premiers soins, sans discuter.
- Heaven ?
- Oui, c'est ça, ou l'hosto, et vu l'état de Jose, je crois pas qu'il vont croire à une chute dans les escaliers. Si tu veux pas finir en taule, appelle Heaven, sans discuter.
Il hocha la tête doucement, avant de se lever, et s'approcher du téléphone, tandis que j'ouvrais à coups de pieds la porte de la chambre de mes parents, pour la déposer sur le lit, le plus doucement possible, pour ne pas faire empirer ses blessures.

 

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Une fois allongée, je m'assis à ses côtés, et nettoyais ses plaies avec un linge humide, en attendant l'arrivée d'Heaven.
Qu'avait-il donc fait ?

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