
Après une nuit d’explication avec Méré qui s’est finit en nuit plutôt morose avec le principe du chacun chez soi, je me suis levé tôt ce matin, décidé de mettre les choses à plat avec Heaven, et essayer de me faire pardonner une énième fois, en espérant ne pas avoir abusé de sa gentillesse, ce qui ne m’étonnerait pas. Après Méré qui me fait la gueule, ça ne m’étonnerait pas que Heaven décide de ne vraiment plus m’adresser la parole.

Devant la porte, je toquai deux fois avant que Heaven ne vienne m’ouvrir, d’abord souriante, puis son visage devint grave quand elle me reconnut.
- C’est ma tête, désolé mais je peux pas la changer … fis-je pour essayer de détendre l’atmosphère déjà lourde.
- Qu’est-ce que tu me veux ?
- M’excuser … et peut-être me justifier, si tu crois c’est possible …
Elle se dégagea alors de la porte pour me laisser entrer. Je restai debout devant la cuisine, attendant qu’elle referme la porte et ne se tourne vers moi.

- J’attends !
- Pardonne moi pour mon comportement à la soirée pizza, fis-je en baissant la tête, gêné, au sujet d’Ulyss, que tu n’avais pas droit de sortir avec lui, et tout ce qui va avec … Mais …
- Mais ? insista-t-elle.
- Mais j’ai besoin de toi Heaven, lui dis-je en la regardant dans les yeux. Je peux pas vivre sans toi, c’est pas possible. On est liés tous les deux, je m’en veux comme pas possible de t’avoir fait souffrir. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que tu puisses être avec quelqu’un d’autre que moi, je me suis toujours dit que c’était moi …

Son visage se décrispa, mais je savais que je n’avais pas pour autant gagné. Je savais que j’avais dépassé les bornes, et qu’elle attendait que je clarifie clairement la situation avec elle, elle me l’avait déjà souligné, plusieurs fois. Je pris alors une longue inspiration, puis décidai de la regarder droit dans les yeux, une main posée sur sa joue.
- Je t’aime Heaven, je ne peux pas supporter de te perdre.

Et sans comprendre ce qui nous poussa tous les deux à cet instant, mes lèvres rejoignirent celles de Heaven, puis nos bouches s’ouvrirent, nos langues se réunissant.
Mes mains glissèrent de ses épaules à son dos, le caressant tendrement, avant que mes mains ne glissent sous son tee-shirt, tandis que les siennes s’agrippaient à mon haut, ses lèvres plus avides que jamais contre les miennes.