Header cover
Publicité

- 106 -

 

 

- 106 -

 

Vacances, par Aaron Hart.
Laps de temps bien trop court que l’on passe avec sa petite amie dans le cabanon des parents de cette dernière avec pour unique objectif : oublier ses conneries et profiter de Meredith au maximum.
Et c’est bien ce que j’ai l’intention de faire, foi de rouquin !
Nous étions arrivés la veille, dans l’après midi par taxi, une fois descendus de l’avion, et c’était cette petite cabane, bien modeste vue d’extérieur, qui nous accueillit, ornée d’un Hummer orange, qui me rappela la fortune des parents de Meredith.

 

- 106 -

 

Aujourd’hui, nous avions décidés de ne rien faire de particulier de la journée, se contentant de passer la journée dans l’eau, sur la plage à rire comme des enfants, entre deux châteaux de sable, baignades, séance de bronzage suivies le plus souvent de câlins sur le sable, à l’abri des regards indiscret, sur cette bande de plage privée qui me permettait vraiment de profiter de ces vacances.

 

- 106 -

 

Notre journée se terminait sur la plage. Étroitement enlacé sur une serviette de bain, le coucher de soleil pour ambiance et nos rires pour casser le silence. La main de Meredith faisait de léger vas et viens sur mon torse nu, caressant ma cicatrice du bout du doigt tandis que j’enfouissais mon visage dans ses cheveux, lui soufflant doucement dans l’oreille pour la faire rire.
- Arrête Aaron, piailla-t-elle.
Je ne lui répondis pas, ignorant sa complainte tout en continuant de lui souffler dans le creux de l’oreille, mes murmures se transformant en baisers, d’abord le long de sa mâchoire, jusqu’à ses lèvres que je m’empressai de posséder.

 

 

- 106 -

 

Je glissai alors ma main gauche dans son dos, tandis qu’elle encerclait mon corps des siens, couvrant son visage de baisers, plus ardents les uns que le autres, mon corps se pressant contre le sien au fur et à mesure que les secondes défilaient. Ses doigts se resserraient sur mon dos nu, tandis qu’une de ses mains s’aventura dans mon maillot de bain. Pour ma part, je n’étais guère mieux puisque ma main droite défit le nœud de son maillot dans son dos, laissant celui-ci dégringoler au sol, tandis que la gauche fourrageait dans ses cheveux épars.

 

- 106 -

 

Quand je me décollai des ses lèvres, elle me regarda droit dans les yeux, dans lesquels je vis briller cette étincelle qui me devenait familière au fil du temps passé avec elle, celle qui me prouvait qu’elle était heureuse, et ce grâce moi, du moins, je me plaisais à le penser. Elle ne me laissa plus de temps de réflexion avant de crocheter ses mains autour de mon cou, déjà en manque de mes baisers et caresses, pour sauter sur mes lèvres tandis que je lui retirai le dernier morceau de tissu qui couvrait son corps.

 

- 107 -

 

Force de baisers et de ses doigts qui courraient le long de mon corps, traçant des lignes brûlantes sur celui-ci, mon maillot devenait vite encombrant et réduit, et c’est à son tour que celui-ci rejoignit celui de Meredith sur le sable. Je quittai alors sa bouche, pour couvrir son corps de baisers, passant le bout de ma langue sur les creux de son ventre, m’arrêtant plus longuement sur son nombril, mes doigts parcourant ses cuisses pour glisser vers l’intérieur de celles-ci. Parcourant toujours son ventre de mes lèvres, je glissai un doigt en elle, me satisfaisant de sa réaction, avant de l’accompagner d’un deuxième quelques secondes plus tard. Légèrement cambrée, elle me chercha de ses mains, voulant me rapprocher à nouveau de son visage. Je remontai alors vers son visage, m’emparant à nouveau de ses lèvres. Ma main libérée, je la glissai sous sa cuisse, et fit de même avec l’autre, soulevant doucement son bassin afin de m’immiscer en elle.

 

- 107 -

 

- Je t’aime, murmura-t-elle, de fines larmes apparaissant sur ses joues rosies par l’excitation et le plaisir.
Je ramenai une main vers son visage, le caressant tendrement tout en la détaillant, puis je déposai un baiser sur ses lèvres, qu’elle approfondit d’elle-même avant que je n’entame une série de vas et viens en elle, ponctuée de gémissements et de mon souffle saccadé sur son corps.
Mon cœur s’emballait dans ma poitrine, je le sentais cogner contre la paroi de mon torse, comme s’il allait en sortir sous peu, mais je ne ralentis pas la cadence pour autant, n’écoutant pas ce palpitant qui me suppliait de me calmer, de m’arrêter. Les mains de Meredith sur mon dos m’en persuadaient du contraire, et je n’entendais qu’elles, je ne sentais que le cœur de Meredith contre moi, je ne sentais que son souffle sur mon visage, que ses jambes enroulées autour de mon bassin.
L’orgasme arriva après de longues et intenses minutes, et je rapprochai mon visage du sien, et l’embrassai tandis que je me retirai avant de m’allonger près d’elle, le corps en sueur, le sang battant à mes tempes et le cœur au bord de l’explosion.

 

- 107 -

 

Mais rien d’autre en cet instant ne comptait plus que ses yeux qui brillaient en me regardant, sa main posée sur son visage pour le caresser du pouce. Elle roula alors sur le côté pour m’embrasser sur le bout des lèvres, avant de se blottir contre moi, dans la fraîcheur de cette soirée d’août qui ne nous atteignait pas.
Ce sera seulement deux heures de baisers et de câlins plus tard que la froideur de la nuit recouvrit nos corps nus, et que nous déclarions, en riant à gorge déployée, qu’on serait bien mieux au chaud sous sa lourde couette de plumes.

Publicité
Retour à l'accueil
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article