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Dix minutes plus tard, alors qu'on arrivait devant l'hotel du microbe, il s'arrêta net, un peu plus et je lui rentrais dedans, putain, il peut pas annoncer quand il s'arrête celui là, je tiens pas à m'écraser face contre terre avec lui.
- Je peux savoir pourquoi tu t'arrêtes comme ça ?
- Vise la punkette dans le fond là bas.

 

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Au son du mot punkette, je levais les yeux pour voir Meredtih, qui se promenait seule dans la rue, toujours vêtue de ses habituelles boots noires, et coiffée cette fois ci d'une casquette.
- Putain, elle est trop bonne c'te meuf.
- Toi, tu surveilles ton langage, finis-je par lui dire.
Le son de ma voix avait du alerter Meredith puisque cette dernière leva la tête dans notre direction, pour s'approcher finalement de nous deux.

 

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- Trop classe, t'aurais pu me dire que tu la connaissais.
- Toi, le nain, ta gueule. Comment un machin aussi petit peut être aussi lourd, j'aurais mieux fait de te laisser avec mon frère, il t'aurait appris à respecter les gens, je suis vraiment trop gentil.
- Ouais, c'est ça, à d'autres, en attendant, elle rapplique ta chérie, ajouta-t-il.
- Ce n'est pas ma ... débutai-je avant d'être coupé par l'arrivée de Meredith devant nous.

 

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Deux semaines que je ne l'avais pas vue, et c'est là que je me rends compte à quel point elle m'avait manqué. Son sourire naturel qui me faisait oublier mes tracas, ses yeux sombres rieurs ... elle irradiait la bonne humeur, et je crois que c'est maintenant que je m'en rendais compte.
- Salut Aaron, me lança-t-elle, toujours aussi enjouée.
- Salut, répondis-je simplement.
- C'est ton frère ? me demanda-t-elle en pointant le nain.
- Nan, un microbe que je m'amuse à raccompagner chez lui. Il s'est perdu.
- Je me suis pas perdu, grogna-t-il. Pas le peine de faire ton dragueur, c'est aussi doué qu'un manche à balais.
Lassé, je pris une longue inspiration, et décidai de me tourner vers le microbe blond.

 

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- Davon, je crois que c'est ton hôtel, qu'est-ce tu fiches encore ici ?
- T'aime pas mon compagnie ? dit-il sur un ton qui avait le don de sortir de mes gonds.
- Tu dégages la racaille, tu me les brises.
- Tu pourrais être plus sympa avec lui, me dit Meredith.
- Je te le refile si tu veux, si tu tiens plus de dix minutes, je te tire mon chapeau.
- Davooooooooooon ? hurla une voix depuis l'hôtel, appartenant à une femme aux cheveux blonds, des lunettes sur le bout du nez.

 

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Le microbe grimaça, sous nos rires, à moi et à Meredith.
- Tu étais où ? continua la voix. Enfin, je te cherchais partout. Allez, tu rentres maintenant, tu m'entends Davon.
- Oui, grogna-t-il en disparaissant, le pas trainant.
Débarrassé, j'en sauterais bien partout. Ma joie devait se voir parce que Méré se mit à rire en face de moi.

 

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- Il était si horrible que ça ? me demanda-t-elle.
- Affreux. Me voilà libéré, c'était ma bonne action de la journée, je vais me coucher le sourire aux lèvres, tu vas voir.
Elle se mit à rire, et je regrettais pas à cet instant d'avoir fuit Heaven pour ramener ce blond, j'aurais revu Meredith, si c'est pas génial ça.
- Ça va depuis ces quelques semaines ? demandai-je, à mon plus grand étonnement, je ne suis vraiment pas du genre à faire la conversation, je pense que tout le monde l'avait remarqué.

 

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- Nickel, me répondit-elle, et toi, toujours en train de grogner où tu t'es assagi ?
- Nia Nia Nia, singeai-je. Très marrant. Mais je vais pas changer de caractère non plus, faut pas rêver.
- Dommage, j'aurais espéré. Et sinon, tu fais quoi de beau ce soir ? continua-t-elle, cette question ayant le don de me figer totalement.

 

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- Hein ? Je ... bah, je vais retourner chez moi je pense, pourquoi ?
- Parce que j'ai super envie d'aller en boite ce soir, mais tu vois, seule, ça sert un peu à rien, tu veux pas venir avec moi ? Je t'héberge même pour la nuit, ça t'évitera de traverser toute la ville de nuit, et de t'endormir sur le trottoir, dit-elle avec une allusion à la dernière fois que je suis allée chez elle.
- Tu préfèrerais pas y aller avec ton copain ? osai-je quand même.
Aussi con soit son mec, je marche pas sur ses platebandes non plus, je suis du genre respectueux, malgré tout ce qu'on peut croire.
- Florian n'aime pas aller en boite avec moi, il me trouve soulante, et il sort avec moi, je sais, mais cherche pas. Et puis, c'est avec toi que j'ai envie d'y aller. Allez, sois chou Aaron, dis moi oui.

 

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Elle me fit sa tête de chien battu, à laquelle je suis censé ne pas résister, mais c'est niet, je ne cèderais pas.
- Écoute Méré, c'est pas sérieux. On aura l'air de quoi tous les deux dans cette boite de nuit, j'ai pas envie qu'on me prenne pour ce que je suis pas.
- Mais on s'en fiche des autres couillons, allez, dis oui.
- Nan, rétorquai-je sèchement avant de prendre la direction de chez moi.

 

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Sauf que cette nana est collante, qu'est-ce qu'il m'a pris de commencer la discussion avec elle, je vais jamais m'en sortir.
Je dois avouer que l'idée d'aller en discothèque est alléchante, j'ai jamais côtoyé ce genre d'endroit, j'avoue, je suis un inculte du monde des jeunes, je sers à rien. Mais on peut pas dire que ça m'attire non plus. Pourtant ... l'idée de se retrouver avec Meredith dans un lieu propice à la bonne humeur, avec peu voire pas de gens que je connaisse est alléchante.
- Aaron ... dit-elle doucement. S'il te plait ! Allez ....
Ne cède pas Aaron, ne cède pas.

 

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- Je te paye ton entrée, lâcha-t-elle.
- Alors ça, jamais, me retournai-je vivement. Ça va pas ça, les filles payent pas les entrées des mecs.
- Roh, je t'invite en toute amitié, tu peux pas me refuser ça quand même.
- Bah justement, si, c'est pas à toi de m'inviter, je vais bien trouver de quoi me payer mon entrée sans toi.
- Tu viens alors ? s'émerveilla-t-elle.
- Que ?
- Tu viens de me dire que tu trouverais de quoi te la payer, donc, c'est que tu viens.

 

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- Me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. J'ai jamais dit que je viendrais avec toi. Mets pas les étoiles en bouteille non plus.
Elle afficha une moue boudeuse, on aurait dit une gamine de deux ans. Mais elle pouvait pas me lâcher à la fin.
- Je te promets de pas être chiante, allez, dis moi oui.
- D'accord, abdiquai-je à contre cœur.
- Génial, maintenant, tu vas retirer cet immonde uniforme !
- Quoi ?!

 

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Elle m'attrapa par le poignet pour me traîner vers l'appartement de mes parents, sous mes supplications pour qu'elle me lâche. Je sens que je vais la regretter cette soirée.
- Je vais te rendre sexy, tu vas voir, tu vas pas sortir célibataire de cette soirée.
- Alors, là, tu peux toujours rêver, soupirai-je alors qu'on poussait la porte de chez moi.

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