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Nous étions lundi soir, fin des cours. Et après avoir salué mes amis avec qui je passe le plus clair de mon temps au lycée, bien qu’ils n’aient absolument rien à envier à Sean, Ivy, Rob ou Priam, je sortis du lycée, pour attendre mon nouveau petit ami, Priam.
Priam, rien qu’à cette pensée, mon cœur fit un bond et je crus bien qu’il allait sortir de ma poitrine, je suis vraiment ridicule. Je m’attendais pas à devenir aussi gnangnan en l’espace de quelques jours. Je vais finir par comprendre mon père qui ne se reconnaissait plus avec Meredith.

 

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Je poussai alors les portes du lycée, sortant comme souvent, dernière de l’établissement. Étant le lycée le plus cher de la ville, je préfèrais rester plus longtemps pour étudier et ne pas risquer de louper mon année, au risque de redoubler et de payer une nouvelle somme astronomique supplémentaire. D'ailleurs, ne me demandez pas pourquoi Maman a voulu m’inscrire à Van Heim, je n’en ai moi-même pas la moindre idée, après tout elle fait ce qu’elle veut de son argent … même si j’aurais préféré aller à JFK, comme les autres. La vie est injuste.
Alors que je commençais à descendre les marches, j’entendis quelqu’un m’appeler derrière moi, et je me retournai, alertée par la voix que je reconnus sans difficulté.

 

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- Emilien ? m’étonnai-je.
- Désolé de te courir après, me dit-il, essoufflé. Je veux pas te retenir si t’es pressée.
- Nan, c’ est bon, un ami devait me chercher, il n’est pas là. Il y a un souci ?
- T’es partie avant que la prof le dise, mais il y a un devoir à rendre pour demain. Elle a avancé celui qu’on devait faire pour vendredi.
- Et merde, fait chier ! commençai-je à grogner. Merci, ça m’évitera la colle.
- De rien, me dit-il. A demain, je suis désolé, je dois écourter, ma mère m’attend.
- Nan, c’est rien, à demain.

 

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Il partit vers une voiture garée de l’autre côté de la rue, tandis que je descendais le reste des marches, pour m’installer contre le mur pour attendre Priam, qui ne devrait plus tarder.
J’entendis alors des voix venir de derrière moi, et reconnaissant celle de Priam, je me décollai pour aller le rejoindre, me demandant déjà avec qui il pouvait bien parler. Sean ? Rob ?
« Je crois que j’aurais mieux fait de ne pas bouger finalement » pensai-je, les larmes me montant aux yeux devant ce ‘spectacle’.

 

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Priam, tenant la main à une blondinette, souriant avec elle, et visiblement, ils ne venaient pas de se rencontrer, et il ne lui indiquait pas non plus le chemin.
Toujours debout devant eux, je remarquai qu’il ne m’avait pas vue.
Il ne manque pas de culot, de s’afficher, devant mon lycée, à l’heure où il devait me chercher, avec cette blondie qui m'énervait déjà rien que de la voir tenir la main de Priam.
- Crevard ! hurlai-je à pleins poumons avant de prendre mes jambes à mon cou.

 

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- Non, Mélie ! Attends ! me supplia-t-il, mais j’étais déjà loin.
Je savais que ce n’était pas possible, qu’il se moquait de moi.
Encore plus rapide que toi Papa, moi, ça a duré un jour, et non deux.

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