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J’y étais peut-être allé un peu fort, non ? A l’instant, à vrai dire, je m’en voulais un peu, mais je préférais ne rien laisser paraître. Mais en ce moment, c’est Cory qui a besoin de nous deux, on a tout le temps pour nos « niaiseries » plus tard, même si je savais que j’allais de voir passer par la case explication avant tout chose, j’en ai bien peur, je sais très bien que je l’ai vexée.
Je passai alors l’arche qui menait à la cafétéria, pour y découvrir Cory, de dos, assis à une table, la tête certainement ailleurs.
Je décidai alors de m’approcher de lui, serrant fermement la main de Meredith, qui m’avait rattrapé, dans la mienne, pas très confiant.

 

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- Hé, Co’ ? soufflai-je une fois que je fus à ses côtés.
Il ne bougea pas d’un millimètre, continuant de fixer le vide, sans rien dire. Je vis des larmes couler le long de ses joues, silencieusement, il ne faisait rien pour les arrêter, les laissant simplement couler.
Sans rien dire, Méré me regarda, et je compris tout de suite son intention. Elle détacha sa main de la mienne pour prendre Cory dans ses bras, et moi, me sentant de trop, je m’enfonçais un peu plus dans la pièce, pour découvrir un coin salon, où je décidai de m’installer, pour essayer de me reposer un peu, j’ai beau dire que je fatigue pas, faut pas toujours me croire.

 

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Je m’y assoupis quelques temps, voulant récupérer quelques minutes de sommeil, et surtout ne pas regarder Meredith s’occuper de Cory, ce n’était vraiment pas le moment de piquer une crise de jalousie. Mais mon répit ne dura pas longtemps, puisque je sentis alors une présence sur mes genoux, et alors que j’ouvris les yeux, je vis Meredith qui s’y était assoupie. Je levai alors la tête pour voir que Cory s’était lui aussi installé dans le coin salon, dans le petit fauteuil en face de moi.
Je posai alors une main sur sa tête, et l’autre sur ses mains, en douceur, pour ne pas la réveiller, l’admirant dans son sommeil.

 

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- Vous feriez mieux de rentrer tous les deux, me dit Cory d’une voix lasse. C’est une grosse dormeuse, je crois que t’es au courant, non ?
- Oui, lui répondis-je en lui caressant les cheveux. On va attendre que tu puisses voir Enzo.
- Merci, me dit-il en se forçant à sourire.
Je baissai les yeux, gêné de cette situation, de savoir qu’il pleurait par ma faute, que Enzo risquait de mourir par mes conneries.

 

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- Je suis désolé, lui dis-je en regardant Meredith, n’osant pas affronter son regard à lui. Si j’étais monté à l’appartement avec vous trois, on en serait pas là, j’ai … j’ai voulu faire le fier, vouloir m’en sortir seul, résoudre mes problèmes, et maintenant, Enzo se trouve entre la vie et la mort.
- Ne t’excuse pas, ce n’est pas de ta faute. Enzo te croyait vraiment en mauvaise posture, on a vu te faire assommer par le blond, je suis resté en haut pour calmer Méré, tu sais qu’elle n’écoute pas grand monde, et Enzo a voulu t’aider … On a cru bien faire, je ne t’en veux pas Aaron, c’est de ma faute aujourd’hui, et si il meurt, je m’en remettrai pas …

 

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Je voulus répliquer, mais l’interne de tout à l’heure apparut, le visage neutre, devant nous. Cory sauta alors aussitôt sur ses deux pieds, moi je levais la tête, ne voulant pas réveiller Meredith brusquement.
- Alors ? demanda aussitôt Cory.

 

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- Monsieur Grey est dans la chambre 204 du service, dit-elle aussitôt. Mais ses visites sont limitées. Si vous notez tout mouvement de sa part, même infime, il serait bon de nous en informer, pour noter l’évolution de son état.
Nous acquiesçâmes tous les deux d’un hochement de tête bref, puis l’interne disparut, nous laissant seuls tous les deux, Meredith ronflant doucement sur mes genoux.

 

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- Allez, rentrez, je vais aller au chevet d’Enzo, je vous appelle dès que je sors, ça te va ? me demanda-t-il.
- Oui, c’est surtout pour elle, lui répondis-je en baissant la tête vers ma petite amie endormie comme une enfant.
- Je crois qu’elle a son téléphone sur elle, mais au pire, tu me passes le numéro du tien ?
- J’aimerais bien, mais j’en ai pas, lui dis-je en souriant. Je n’ai pas de téléphone portable, par contre, je peux te donner le fixe d’une amie, on va aller chez elle, elle habite à deux pas.
- Ouais, pas de problème.
- Elle s’appelle Heaven, tu notes ?
- Ouais ouais !

 

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Il sortit son téléphone cellulaire de sa poche, et y nota le numéro de téléphone que je lui dictai, tandis que je passai toujours mes doigts dans les cheveux de Meredith. Il partit alors vers le service, et la chambre d’Enzo, me laissant seul avec Méré dans la cafétéria.
Je jetai un regard alentour, la télé allumée diffusait les informations tout en indiquant sept heures du matin. Je me penchai alors vers elle, passant délicatement mes mains sur ses joues, pour la réveiller en douceur.

 

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- Méré … murmurais-je.
- Hmmm, grogna-t-elle en gesticulant ans pour autant ouvrir les yeux.
- Réveille-toi, on va aller dormir, tu viens ?
- Aaron ? murmura-t-elle, dans les vapes.
- Lui-même, on va aller chez Heaven, tu habites à l’autre bout de la ville, ce sera plus simple, elle habite en face. Tu essayes de rester éveillée un quart d’heure ?

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Elle se releva, en se frottant les yeux, elle avait vraiment besoin de sommeil.
- Ouais, je vais essayer, dit-elle dans un bâillement. Tu crois … que Heaven acceptera de me voir ?
- Elle aura pas trop le choix tu sais, allez, viens, je te raconte ce que tu as zappé pendant que tu dormais.
- Ça marche, dit-elle en s’agrippant à moi alors que je me levai du fauteuil pour sortir de l’hôpital, enfin. Je ne supporte pas ces endroits !

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